La Course aux flambeaux de Louvain-la-Neuve, que la flamme soit avec toi
26/11/2025 16:04Quand la nuit tombe sur Louvain-la-Neuve, la ville étudiante se métamorphose en un vrai terrain de jeu lumineux. La Course aux flambeaux allume les rues d’une myriade de torches, et chaque relais devient une petite scène d’aventure partagée. Les étudiants courent, rigolent, se passent le flambeau comme un secret à garder vivant, et transforment la nuit belge en fête sportive pleine de magie et de chaleur. L’édition 2025 s’est tenue le 12 novembre.
Marc du « Flambeau : Les Aventuriers de Chupacabra » en tomberait à la renverse. Faudrait-il déjà que ce drôle de personnage de fiction se déplace à Louvain-la-Neuve, au centre de la Belgique. Cette ville universitaire, déjà unique en journée, se métamorphose complètement quand la Course aux flambeaux, organisée par le collectif « Kap Course », débarque en furie au fin fond de la campagne belge. Une fois par an, les rues s’illuminent grâce à un ballet de torches qui esquissent des traces orangées entre les façades. Un rendez-vous où les étudiants courent, rigolent, s’encouragent et transforment la nuit belge en soirée sportive hors normes. La course s’étale sur un circuit d’environ 1 km au cœur de Louvain-la-Neuve et se déroule en relais pendant 1h30. Chaque coureur complète un tour avant de transmettre le flambeau à un coéquipier, et ainsi de suite.
Entre les pavés, les virages, les zones où la foule se masse, les relances deviennent nombreuses. L’effort reste bref pour chaque relayeur mais intense. On voit souvent des coureurs terminer leur portion avec une flamme qui vacille au rythme de leurs pas. Une image qui donne l’impression d’assister à un film d’aventure tourné au milieu des étudiants. Le retour au point de changement se fait toujours dans une ambiance électrique. Fumigènes parfois. Cris souvent. Sourires toujours. L’objectif reste simple : accumuler le plus de tours possible en une heure et demie, grâce à un comptage électronique.
| Quand la ville s’assombrit, la fête commence
La nuit tombe en douceur sur la Grand-Place. Les terrasses ferment, les pavés refroidissent, les fenêtres s’allument une par une. Un calme presque solennel flotte sur le campus. Puis les premières flammes apparaissent au loin. Pas un bruit sauf quelques éclats de voix venus des équipes qui s’échauffent. Dans l’obscurité, la lumière avance, comme si quelqu’un avait décidé d’allumer la ville de l’intérieur.
La Course aux flambeaux n’a rien d’un simple relais. Tout tourne autour de ce flambeau incandescent qui change de main toutes les dix minutes environ. Une équipe de quatre coureurs le porte, une autre le récupère, puis une autre encore. Le geste a un charme fou. Dans la nuit, les silhouettes se croisent et la torche passe, un peu comme un secret qu’on confie à quelqu’un en lui disant de le garder vivant.
| Le flambeau raconte une histoire
À Louvain-la-Neuve, chaque passage du témoin ressemble à une micro-scène de théâtre. Le coureur arrive essoufflé, parfois hilare, parfois au bord du craquage. En face, son coéquipier attend, les yeux fixés sur lui. La torche se transmet. Les doigts se frôlent. Puis la nouvelle silhouette file dans la nuit. Le public adore ce moment de bascule. Les smartphones s’allument. Les flammes dansent sur les vidéos. Sur Instagram, la soirée devient une fresque lumineuse.
Le parcours tourne autour du centre de Louvain-la-Neuve, serpentant entre petites ruelles, placettes lumineuses et zones où les spectateurs se massent pour encourager les équipes au passage du flambeau. La ville résonne alors comme un mini festival. Musique, cris, applaudissements, blagues dans la nuit. Les étudiants courent pour gagner des tours mais aussi pour faire partie d’un rituel. Peu importe le chrono. La torche suffit à faire oublier le reste. Ce petit symbole en bois et en feu crée une magie simple. Un rappel que la course peut aussi être un jeu. Une fête. Une occasion de vivre la ville autrement.
| Un final toujours à hauteur d’événement
Quand les torches s’éteignent une à une et que les derniers relais s’achèvent, la ville retrouve enfin son rythme normal. Les coureurs se rassemblent autour des stands. Les commentaires fusent. Les blagues aussi. Quelques équipes posent pour immortaliser leur soirée avec les torches désormais froides. Louvain-la-Neuve respire encore sous les volutes de fumée et ce parfum spécial de nuit sportive.
La Course aux flambeaux laisse derrière elle des souvenirs brûlants et une forme de joie collective. L’impression d’avoir couru ensemble dans un décor qui n’existe que durant cette soirée. Un moment unique où la ville, le sport et la fête avancent main dans la main.
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Dorian VUILLET
Journaliste