L’humoriste Hugues Lavigne, ambassadeur des 10 km Onatera Paris 17

L’humoriste Hugues Lavigne, ambassadeur des 10 km Onatera Paris 17

SL
Par Sabine Loeb

Publié le mar. 22 septembre 2026

Mis à jour le mar. 22 septembre 2026

Les 10 km Onatera Paris 17 reviennent le 29 novembre avec un invité de marque pour célébrer les 40 ans de l’événement. L’humoriste français Hugues Lavigne sera l’ambassadeur de cette édition anniversaire.

Il a longtemps foulé les terrains de rugby toulousains. Le dimanche 29 novembre, Hugues Lavigne prendra le départ des 10 km Onatera Paris 17, dont il sera l’ambassadeur. Un honneur pour cet ancien habitant du 17e arrondissement, à la carrure imposante, qui voit la course à pied avant tout comme « une manière de se sentir vivant ». Connu pour son autodérision et son humour, qui détourne avec malice les situations du quotidien, Hugues puise dans ce sport d’endurance une forme de repos. « Faire des longues distances ou même 5 km, et être épuisé à la fin, je trouve ça génial, ça m’apaise le cerveau », décrit-il, lui-même confronté à des troubles de l’hyperactivité. Un sujet dont il parle ouvertement, notamment dans son spectacle actuellement à l’affiche, « Hyperactif ».

Du rugbyman au marathonien

De rugbyman à coureur, il n’y a qu’un pas. Un déménagement, le besoin de préserver son corps et les années qui passent l’éloignent progressivement fin du ballon oval et l’amènent vers une nouvelle discipline. À son arrivée à Paris à deux pas de Pont Cardinet, à 26 ans, Hugues garde encore un pied dans le rugby, mais passe la majeure partie de son temps à vélo, en soutien au projet de start-up de livraisons de particulier à particulier fondé par son frère. La course à pied entre alors « plus sérieusement » dans sa vie.

Avec quelques amis, il se lance dans la préparation du marathon de Francfort. À ce moment-là, son expérience se résume à un seul 10 km, couru à 18 ans en 42’36. Mais le parcours de l’épreuve allemande, réputé roulant, lui laisse envisager la distance avec confiance, d’autant que le plaisir prend peu à peu le dessus. « J’ai commencé à apprécier les longues distances. Dès qu’on fait plus de 20 km, l’effort n’est pas le même. On pousse nos retranchements et la souffrance est très agréable », confie-t-il.

Aujourd’hui, à 35 ans, il compte trois marathons à son actif et s’apprête à courir le fameux 10 km Onatera Paris 17, avec un objectif en ligne de mire : 42 minutes. Un pari ambitieux pour ce passionné de running, qui s’entraîne trois à quatre fois par semaine avec un coach à distance. « Pour l’instant, je peux tenir 5 km à la bonne allure, et après je meurs », admet-il, sans être certain d’y parvenir. Hugues fait le parallèle entre le stress du départ d’une course et le trac d’avant-scène de la même façon. « On s’est préparé pour ça et il faut tout éclater », lâche-t-il. La course à pied s’est imposée dans son quotidien pour sa simplicité : « Quand je suis en tournée avec mon spectacle, je peux en même temps courir, donc découvrir de nouveaux endroits, et me ressourcer au maximum. » Mais également pour sa dimension collective. « On retrouve un esprit d’équipe dans un sport individuel, c’est hyper important », insiste-t-il.

Quand l’échec devient une bonne histoire

Parfois, l’humoriste se mêle au coureur. Lors de certaines courses, il dépense son énergie à se filmer pour créer du contenu humoristique, comme lors du marathon de Toulouse. « Je me suis filmé tous les 5 kilomètres, en faisant des petites blagues. On voit très bien qu’à partir du 35e kilomètre, je ne suis vraiment pas bien. Ça ne m’a peut-être pas aidé sur ma performance, mais ça a bien fait marrer des gens et, surtout, ça a été très accrocheur parce que c’était naturel. On ne peut pas toujours réussir son challenge et c'est bien de montrer aussi ses échecs. »

C’est d’ailleurs le message qu’il souhaite transmettre, en tant que figure de proue de l’événement sportif et festif du 17e arrondissement fin novembre. « Toutes les personnes présentes, peu importe le temps qu'elles font, doivent être fières. C'est immense, c'est des mois de préparation, c'est un entraînement, c'est du sport, c'est la vie. » Pour lui, la réussite commence dès l’inscription. Que les participants soient seuls, en duo ou en équipe, l’essentiel réside dans le défi relevé, du premier 10 km accompli à la qualification pour les Championnats de France.

Un retour aux sources dans le 17e

En 2027, on le retrouvera au Marathon de Paris pour tenter de réaliser son « rêve » : faire 3h50. En attendant, le 29 novembre, il renouera avec l’ambiance du quartier de ses débuts parisiens, en espérant passer tout près de ses rues fétiches : la rue Lévis et la rue Dulong. « Ce sont des rues incroyables. La première est une rue hyper grande où il y a plein de commerces et un café au bout. Dans mon imaginaire, quand je venais d’arriver sur Paris et que je faisais mes courses rue Lévis, même si je n’avais pas beaucoup d'argent, je me disais : ’je suis un Parisien’ et je trouvais ça très beau et très stylé. » Le rendez-vous est pris pour vibrer sur un parcours plat, et il ne faudra pas manquer ça.

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