Le Marathon de Madrid est une course à part. Parfois éclipsé à tort dans les médias par des courses espagnoles plus rapides, il figure pourtant parmi les plus gros événements running européens, avec 47 000 participants. Ici, les coureurs ne viennent pas seulement pour le chrono, mais pour vivre une expérience running inoubliable. Entre la beauté architecturale de la ville, les 30 groupes de musique disséminés sur le tracé et un parcours aussi magnifique que difficile, Madrid a de quoi surprendre. Alors, concrètement, ça donne quoi, cette course dans les plus belles avenues de la capitale espagnole ? Marathons.com analyse en détail les différentes sections du parcours pour vous emmener, secteur par secteur, au cœur de cette expérience madrilène.
Madrid, le Marathon avec un grand M
Le Marathon de Madrid, c’est plus qu’une course. Organisé par AD.MAPOMA, référence nationale des grands événements sportifs en Espagne, l’événement s'inscrit dans le Zurich Rock 'n' Roll Running Series, un circuit de marathons et semi-marathons reconnus sur la scène internationale. Doté du label World Athletics et récemment intégré au cercle prestigieux des European Marathon Classics, la course attire un panel de coureurs résolument international : chaque année, environ 10 000 coureurs étrangers venus de plus de 110 pays convergent vers la capitale espagnole. Le tracé, lui, ne s'éloigne jamais du cœur battant de la ville : avenues historiques et sites emblématiques se transforment en immense fête populaire le temps d’un week-end. Courir à Madrid, c’est aussi faire partie d’une histoire vieille de presque 50 ans... La première édition a été organisée en 1978 ! Une longévité qui ne doit rien au hasard, en 2027 la course soufflera sa 49e bougie. Côté chrono, les records de course reflètent la qualité du peloton élite réuni chaque année ici : 2h08'18 pour le Kényan Reuben Kerio (2019) et 2h24'37 pour l'Éthiopienne Siranesh Yirga (2022). Des temps qui impressionnent encore plus lorsqu’on prend connaissance du profil très vallonné de la course (environ 400 m de D+). Mais au-delà de la performance, Madrid version marathon reste avant tout une grande fête populaire, où la musique live et la ferveur du public transforment la ville en capitale européenne de la course à pied...
Course | Zurich Rock ‘n’ Roll Running Series Madrid |
|---|---|
Distance | 42,195 km (également semi 21,097 km) |
Date | 25 avril 2027 (dernier dimanche d’avril) |
Départ | Paseo de la Castellana |
Arrivée | Paseo de Recoletos / Paseo del Prado, près de Cibeles |
Altitude | 700 m au départ et 628 m à l’arrivée |
Dénivelé positif | Environ 400 m d+ |
Record du parcours | 2h08'18, Reuben Kerio (2019) et 2h24'37, Siranesh Yirga (2022) |
Label | World Athletics Road Race + European Marathon Classics |
Organisateur | AD.MAPOMA |
Un départ en grandes pompes (km 0 à 7,2)
Le départ d'un marathon, c'est toujours un moment spécial. Ici à Madrid, la ville dévoile son tapis rouge pour les coureurs en donnant le coup d'envoi sur le Paseo de la Castellana, l'avenue la plus large et la plus symbolique de la capitale. Une légère montée arrive dès les premiers mètres mais rien de trop brutal. Les participants ne manqueront pas de lever la tête pour contempler le tout nouveau stade Santiago Bernabéu, véritable temple du football. Peu après le 3e kilomètre, un cadeau vient déjà récompenser les premiers efforts : près de 4 km de descente quasi continue jusqu'à Nuevos Ministerios. Attention à bien garder le frein à main ici... Ce serait dommage de gâcher sa course en s'enflammant trop tôt.
Le cœur historique (km 7,2 à 21,5)
Passé le kilomètre 7, le parcours change de visage. Fini les longues lignes droites, place à un enchaînement de bosses courtes et de tunnels qui commenceront à bien chauffer les quadriceps. Difficile d'imposer un rythme de croisière sur ce secteur technique du parcours. Les coureurs n'auront pas d'autres choix que de lâcher un peu leur montre du regard et de courir aux sensations. Il reste encore un long chemin à parcourir... La suite dévoile les plus beaux atours de la ville : Callao, Preciados, Puerta del Sol, Plaza Mayor, Palais Royal, jusqu'à Plaza España. Bonne nouvelle, c'est aussi une portion assez plate et propice à retrouver son allure marathon. C'est donc le moment idéal pour sourire dans l'effort, les photographes officiels de l’événement sont nombreux sur cette portion de course. C'est aussi là où marathoniens et semi-marathoniens se séparent, un moment chargé en émotions.
L'épreuve de vérité (km 21,5 à 37)
C’est bien connu, la deuxième partie du marathon ne fait jamais de cadeau. Dans la capitale espagnole, c'est aussi à partir de ce moment que la course révèle son vrai visage. La montée de la Calle Princesa sonne la fin de la parenthèse touristique, avant un changement d’ambiance radical : la Casa de Campo, le plus grand parc public de Madrid (cinq fois la taille de Central Park)... C’est donc au moment où les organismes commencent à fatiguer que le tracé emmène les coureurs sur une section plus isolée, avec un profil toujours aussi vallonné. La sortie du parc au kilomètre 34 permet de retrouver le soutien des spectateurs mais elle n’offre pas forcément de répit. Les coureurs feront un petit aller-retour au bord du Manzanares, un tracé plus calme en apparence, mais jamais totalement plat.
Le dernier effort (km 37 à 42)
Un marathon se termine souvent dans la douleur. Et à Madrid, c'est encore plus difficile qu'ailleurs. Le parcours n'a pas fini de surprendre : les derniers kilomètres n'épargnent personne, avec un dénivelé positif qui continue de s'accumuler. La Calle Segovia grimpe sec vers Atocha, sur des jambes qui n'en peuvent déjà plus. Pour faire simple, la montée est quasiment continue sur les 5 derniers kilomètres... avec seulement deux petites portions plates qui permettent de récupérer un court instant. Il faut être costaud mentalement sur cette partie, la ligne d’arrivée est proche. Comme un ultime clin d'œil du parcours, la montée continue quasiment jusqu'à la ligne d'arrivée, en direction de Cibeles. Cette dernière difficulté est particulièrement redoutée, mais heureusement, la ferveur du public madrilène, très dense sur ce dernier tronçon, porte les coureurs jusqu'au bout de l'effort.
Ce qui fait le charme du Marathon de Madrid
Un marathon qui se court entre 600 et 700 m d'altitude, c’est rare pour une course urbaine européenne
Son parcours jamais linéaire où l’on ne s’ennuie jamais
Ses 30 groupes de musique live disséminés le long du parcours
Son tracé dans le coeur historique de la ville avec des passages devant des sites emblématiques (Callao, Sol, Plaza Mayor, Palais Royal)
Le contraste architectural : Santiago Bernabéu (stade ultra-moderne), Palais Royal, Casa de Campo (nature), Madrid Río (fleuve), Cibeles... un condensé de la ville en 42 km.
L’Intégration récente au collectif European Marathon Classics qui place Madrid parmi les marathons les plus prestigieux d’Europe
Label World Athletics : une course certifiée au plus haut niveau international avec des standards d’organisation très élevés
Son ouverture internationale avec 10 000 coureurs étrangers venus de 110 pays différents
Le Marathon de Madrid est une course à part, c’est désormais une certitude. Et au bout de ces 42,195 km, une chose est sûre : on vient ici pour vivre des émotions. La course dévoile un parcours qui raconte une ville tout entière, du Santiago Bernabéu jusqu'à Cibeles, avec ses instants de grâce et ses moments de doute. Dans la rue, les Madrilènes répondent à l’appel des coureurs et sont des dizaines de milliers à les encourager jusqu’à la ligne d’arrivée. Parfois dans l'ombre des grands rendez-vous espagnols, le Marathon de Madrid mérite amplement sa place parmi les plus belles épreuves du continent. Alors, prêt à relever le défi de la capitale espagnole ?
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