Novices, intermédiaires ou encore experts en course à pied… Vous vous demandez si votre meilleur ami à quatre pattes peut s’accorder à vos foulées et suivre votre progression ? Éléments de réponse.
C’était il y a bientôt 10 ans. Catherine Muffat-Jeandet venait de perdre son fils aîné Florian, des suites d’une encéphalite auto-immune NMDA. Elle voulait se rendre utile. « J’ai décidé de créer une association, qui propose des sorties de canimarche, canicross, caniVTT, CaniTrottinette… », explique-t-elle. Dénommé les canisportifs d’la Yaute, en référence à la Haute-Savoie (« nous utilisons beaucoup le patois », (rires)), l’éducatrice canin au plus de 30 ans d’expérience assure que « tous les chiens de famille peuvent courir », exceptés « les brachycéphales ». « Ils ont des museaux écrasés, comme les King Charles ou les Bouledogues français, et les voies aériennes rétrécies. »
« C’est comme si je coachais des personnes », poursuit Sébastien Bucamp, adepte du bike-joring depuis plus d’une décennie. « Je transpose mes filières d’entraînement d’ancien sportif de haut niveau sur mes compagnons. » La progression est quasi-systématique dès lors que les entraînements sont réguliers, « au moins trois fois par semaine » selon la comportementalisme. « Il faut attendre plusieurs semaines voire mois pour assister à des résultats », abonde-t-elle. Pour le fonctionnaire, « la reprise débute par des petites distances, 3 à 4 km ». « Je fais également régulièrement des tests chronométrés en VTT sur un parcours de 5 bornes. Sur un chien qui ne perd pas trop après l’été, période de repos, il peut gagner aux alentours de 30 secondes. Pour celui qui à du mal à se remettre dedans, l’écart peut se rapprocher autour de la minute. »
Du matériel adapté
Régulièrement sur des compétitions internationales en traineau, VTT, ou à pied, le quarantenaire remarque « l’importance de l’aspect psychologique. » « En 2019, aux championnats du Monde de bikjoring, ma Husky Nuts s’est transcendée. Les chiens ressentent ce que l’on dégage. » Peu importe votre niveau, tout est possible. La canithérapeute se souvient d’une expérience formatrice avec une patiente. « Elle a décidé d’adopter un chien de la SPA pour perdre du poids et faire du sport. Elle faisait plus d’une centaine de kilos. Aujourd’hui, c’est un super chien ! »
On ne vous apprend rien. Le sport est bénéfique pour l’homme et ces canidés. « Ils sont beaucoup plus épanouis. J’ai vu des changements de comportements importants », relève-t-elle. Attention, le matériel de canicross est spécifique. « Il existe trois outils indispensables : un harnais pour le chien, un baudrier pour l’homme et une longe avec amortie. » Avec tous ces éléments, le plaisir sera à son paroxysme…
Alors, prêt à vous lancer dans l’aventure ? Vous souhaitez vous entourer du partenaire idéal lors de vos footings ? Pas de problème, Marathons.com vous a concocté une liste (non exhaustive) des 10 meilleurs compagnons canins pour faire du sport !
Plus d'articles
Pourquoi certaines personnes transpirent-elles énormément ?
Pourquoi certains transpirent plus que d’autres, comment la sueur régule la température et quand une transpiration excessive doit alerter.
mer. 14 octobre 2026
Abandonner dans les sports d’endurance : et si ce n’était pas un échec ?
Abandonner. Le mot suffit parfois à créer un malaise. Dans le sport d’endurance, il est souvent vécu comme un échec, presque comme une faute. Mais cette perception est-elle vraiment justifiée ?
jeu. 18 juin 2026
Courses caritatives : quand courir devient un acte engagé
Conjuguer sa passion pour la course à pied et s’engager pour une cause qui nous tient à cœur, c’est possible grâce aux courses caritatives et aux dossards solidaires : deux façons de donner du sens à une pratique déjà profondément ancrée chez les passionné·e·s.
ven. 13 juin 2025