Samedi soir, dimanche matin ou en semaine : chaque créneau a ses adeptes. Quand courir pour en profiter au mieux ? © Abalone Marathon De Nantes / Arthur Aumond

Samedi soir, dimanche matin… ou autre ? Les événements running du week-end que les coureurs adorent débattre

MarathonCommunautéPratiques
10/11/2025 21:12

L’expression « Coureur du dimanche » n’a jamais été aussi appropriée. Entre tradition matinale, confort du samedi soir ou alternatives originales, choisir sa course du week-end relève presque du casse-tête. Performance, ambiance et rythme biologique entrent en jeu. Qui remporte la bataille des créneaux ?


Le dimanche matin, c’est sacré. Les rues sont calmes, l’air frais, la lumière douce. Pour beaucoup, se lever aux aurores fait partie du rituel au goût du café, de l’échauffement et des retrouvailles avec les autres coureurs. « Il n’y a rien comme le dimanche matin pour se sentir vivant ! », nous confie Léa, habituée des courses matinales parisiennes. Comme Léa, nombreux se lèvent avant le lever du soleil fait partie du charme. Bonjour l’air frais, les premiers rayons de lumière et cette tension palpable avant le départ. L’excitation collective avant le départ est incommensurable, et certains athlètes reconnaissent même qu’ils battent leurs meilleurs temps dans ce créneau. 

Mais l’inconvénient reste le même pour beaucoup, à savoir sortir du lit quand il fait encore nuit n’est jamais simple. Au-delà du chrono, l’expérience compte. Le dimanche matin, c’est la tradition, les rassemblements et le partage avec les habitués. Le samedi soir, c’est la détente, le plaisir et parfois une course plus intimiste ou festive. Les créneaux alternatifs permettent quant à eux de découvrir de nouveaux parcours, de courir en groupe restreint ou de combiner sport et sortie sociale.

| Le samedi soir : l’alternative qui séduit

Ces dernières années, le samedi soir a sans aucun doute gagné du terrain. Les coureurs arrivent plus détendus, leurs muscles déjà “chauds” après une journée d’activité. Pas besoin de réveil matinal, pas de « kawa » XXL, et l’ambiance a souvent un côté festif, presque intimiste. Les participants peuvent profiter d’un échauffement sans stress et courir dans un cadre plus calme ou plus original, selon les courses. « J’adore courir après une journée active, ça fait comme une récompense », raconte Julien, fan des courses nocturnes.

La course des Lumières aura lieu le 15 novembre prochain. © La course des Lumières

Le corps est déjà chaud, les muscles réactifs, et l’ambiance est souvent festive. Lumières, musique, animations, etc… sont de plus en plus utilisés. Certains parcours se transforment en véritable spectacle urbain. Certaines organisations exploitent pleinement ce créneau avec de la musique, des animations lumineuses, des parcours adaptés. Le samedi soir devient alors un véritable événement à part entière. Pour ceux qui veulent allier performance et plaisir, c’est souvent le compromis idéal.

| Les alternatives : après-midi, semaine et formats originaux

Au-delà du samedi soir, d’autres créneaux émergent pour répondre aux besoins des coureurs. Les courses l’après-midi, par exemple, permettent de profiter de la journée sans sacrifier le sommeil et offrent un moment convivial pour les familles et les amis. Emma, participante régulière des formats urbains les après-midis, raconte : « C’est plus intimiste, moins de foule, et tu découvres la ville d’un autre angle. Parfois, ça devient même plus fun qu’un dimanche matin classique ». Ces alternatives offrent un vrai compromis entre performance, plaisir et socialisation.

Car le choix du créneau influence aussi la performance. Le matin, les muscles peuvent être raides et la foulée moins fluide. Le samedi soir ou l’après-midi, le corps est déjà réchauffé, et l’énergie accumulée dans la journée permet de courir plus facilement et parfois plus vite. Les coureurs expérimentés ajustent leur entraînement selon le créneau choisi, en combinant récupération, sommeil et échauffement.

| Après le boulot, c’est l’heure de la compétition

Certains organisateurs proposent même des formats en semaine, après le travail, pour les coureurs qui veulent maintenir leur rythme sans transformer le week-end en journée sportive intense. Pour ceux qui ne veulent pas attendre le week-end, Paris propose de plus en plus de courses en semaine ou en soirée comme la Course des Lumières sur les Champs-Élysées mais également à Lyon et à Toulouse, le Lumière & Vision de 10 km au cœur de la capitale, ou encore l’Urgent Run Paris ayant eu lieu ce samedi 8 novembre, 5 ou 10 bornes ponctués d’animations et de bonne humeur.

Les parcs urbains comme le Bois de Boulogne ou le Bois de Vincennes accueillent également des formats plus intimistes, parfaits pour une sortie sportive après le travail. Et hors de la capitale, d’autres villes ont adopté le concept : le Lyon Urban Trail by Night à Lyon le 1er novembre dernier, les 5 km nocturnes du Marathon de Bordeaux Métropole malheureusement disparus ou encore les courses en soirée à Lille et Les Foulées de l’Eléphant lors de l’Abalone Marathon de Nantes dont l’organisateur Julien Gaborieau nous avait confié avoir « l’envie d’amener une expérience inédite pour les participants et de faire un pas de côté dans le monde du running ».

Ces courses nocturnes permettent donc de profiter de parcours urbains et de moments conviviaux, sans attendre le week-end. On peut dorénavant s’attarder sur des formats alternatifs offrant à chacun la possibilité de courir selon son rythme, son énergie et ses envies, tout en découvrant la ville sous un angle inédit.

| Samedi soir ou dimanche matin : choisir son plaisir

Finalement, il n’y a pas de « meilleur » créneau. Tout dépend du rythme, de l’ambition et de l’envie de chacun. Certains garderont la tradition du dimanche matin pour l’ambiance et l’adrénaline, d’autres préféreront la liberté et la détente du samedi soir. Et pour ceux qui veulent expérimenter, il reste toujours les après-midis ou les courses en semaine. Le choix est vaste et chaque coureur peut trouver son moment idéal pour profiter pleinement du week-end. Après tout, courir reste avant tout une question de plaisir, que ce soit sous le soleil d’un samedi après-midi, les lampadaires d’un samedi soir ou la fraîcheur d’un dimanche matin.

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Dorian VUILLET
Journaliste

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