Les meilleurs spots pour courir à Marseille
Comment s’imaginer courir à Marseille sans se projeter sur la Corniche Kennedy, une légère brise pour accompagner la foulée et un coucher de soleil en ligne de mire ? Massilia, c’est aussi cela : un ciel rosé, la mer à perte de vue, cadre idéal pour la sortie traditionnelle. Mais si, par hasard, ce décor finit par lasser, d’autres lieux peuvent faire office d’alternative. Certains séduiront les coureurs de bitume, en quête de séances rythmées, quand d’autres raviront les traileurs, amateurs de sentiers rocailleux. Avec, toujours, des paysages qui font du bien.
✓ Où courir à Marseille ? Découvrez les meilleurs spots pour courir dans la citée phocéenne !
| 1. La Corniche Kennedy, l’incontournable
Difficile, justement, de passer à côté de la Corniche Kennedy. En partant du centre du Vieux-Port, au niveau de l’Ombrière, le coureur a près de six kilomètres devant lui pour rejoindre la plage du Prado, en longeant le littoral et en passant à proximité de plusieurs quartiers sud emblématiques, des Catalans à Malmousque. Déployer sa foulée sur l’asphalte beige du trottoir, sur le revêtement noir de la piste cyclable, ou même sur la route lorsque la zone est fermée à la circulation certains dimanches : quel pied. En plus d’aider à mieux encaisser l’effort grâce à une vue permanente sur la mer, le parcours est ponctué de nombreux points d’intérêt qui méritent qu’on y jette un œil. Le monument aux morts de l’armée d’Orient et des terres lointaines, le Marégraphe, les splendides villas surplombant la corniche, l’Hélice de César ou encore les mosaïques colorées ornant les bancs, toutes dédiées au thème de l’amitié, rythment la sortie.
Une fois la corniche parcourue dans un sens, l’expérience se prolonge naturellement dans l’autre. Un nouveau point de vue, d’autres perceptions, parfois l’envie d’accélérer la cadence : l’aller-retour offre une douzaine de kilomètres pour une double dose de plaisir. Et si l’objectif est plutôt de faire un semi-marathon, il suffit soit de prolonger jusqu’à la plage de Bonne Brise, soit de revenir vers le Vieux-Port avant de poursuivre en direction du Fort Saint-Jean, du Mucem et des Terrasses du Port.
| 2. Les Goudes, ce village de pêcheurs où il fait bon vivre
Une très longue route bitumée en direction des calanques surprend par moments, tant elle offre un paysage époustouflant. Depuis le port de la Pointe Rouge, il est possible soit de rejoindre le Parc de la Campagne Pastré, un grand espace vert varié avec des chemins ombragés qui s’étendent jusqu’aux collines de Marseilleveyre. Le parc couvre 112 hectares et possède une allée centrale de 900 m. Étendu sur plusieurs collines, le parc propose des montées et descentes douces adaptées pour un footing avec un peu de travail de jambes, sans se fatiguer comme dans les Calanques.
Soit poursuivre vers le port de la Madrague Montredon, puis de passer par le Mont Rose, à proximité de la Calanque de Samoan, ou l’avenue de la Madrague jusqu’au chemin des Goudes (emprunté par les voitures). Ce chemin très long mène au boulevard Alexandre Delabré, qui arrive à une superbe crique et un village d pêcheurs nommé Les Goudes. Entre l’avenue de la Madrague et la plage des Goudes, il faut compter 2,7 km avec 30 m de montée. Pour une sortie courte de 5 km, l’aller-retour suffit. Mais puisque cet itinéraire est assez excentré du centre-ville, la formule la plus agréable consiste à courir l’aller depuis le centre (environ 13 km avec 200 m de dénivelé) et à revenir en bus.
| 3. Les Calanques, parcours et panoramas pour traileurs
Depuis Les Goudes, les amateurs de trail ont l’embarras du choix. Les sentiers permettent d’atteindre plusieurs calanques, toutes plus spectaculaires les unes que les autres : Callelongue, la Mounine ou encore Marseilleveyre, la plus célèbre. Ces itinéraires sont plus techniques, avec des passages rocheux et des montées, parfaits pour les coureurs en quête d’aventure et de panoramas sur la Méditerranée.
Un autre point de départ incontournable est Luminy, au sud de Marseille qui passe le parcours de la classique Marseille-Cassis. Ce quartier, connu pour son campus universitaire, est surtout un accès direct aux massifs environnants et aux Calanques. De là partent de nombreux sentiers nature et dénivelés, très prisés des coureurs et randonneurs pour leurs montées raides et panoramas spectaculaires sur la ville et la mer. Parmi les Calanques accessibles depuis Luminy : Sugiton de 5 km, Morgiou de 10 km, Sormiou de 15 km, pour les coureurs en quête de plus de dénivelé, ainsi que Candelle.
| 4. Le Parc Borély, à la recherche d’un peu de calme et de nature
Très plébiscité par les coureurs marseillais pour ses arbres chatoyants offrant de l’ombre en pleine période estivale, le Parc Borély s’étend sur 17 hectares. Il se compose d’une partie à la française, avec deux vastes tapis verts organisés autour d’un bassin rectangulaire, séparés par un bassin circulaire, et bordés d’arbres longeant les allées reliant l’avenue du Prado à la grille du parc. À l’ouest, la partie à l’anglaise offre un tout autre décor, avec de nombreux petits chemins sinueux permettant de déambuler, ou de courir, autour du lac, ponctués de charmants ponts en bois qui confèrent au lieu une atmosphère paisible.
Entre son calme et sa proximité immédiate avec la mer, le parc fait figure de lieu idéal pour un footing à allure modérée. Certains joggeurs y bouclent d’ailleurs le parcours de 2,7 km en une quinzaine de minutes en moyenne, soit une allure avoisinant les 10,8 km/h. Le sol, majoritairement en stabilisé, une surface souple mais roulante, diffère de celui de la Corniche, plus exigeant pour les appuis. Moins traumatisant pour les articulations, il se prête particulièrement bien aux footings tranquilles ou aux séances de récupération. Cela n’empêche pas, pour les plus motivés, de s’adonner à du fractionné, à condition de choisir un moment de la journée où le parc est moins fréquenté.
| 5. Un peu de vert à Longchamp et au 26e Centenaire

Le Parc Longchamp, en plein centre-ville autour du Palais Longchamp, est parfait pour travailler un peu les côtes tout en profitant de la vue. La boucle principale fait environ 1,8 km, plutôt plate, avec très peu de dénivelé (environ 24 m). Les allées larges et ombragées permettent de faire un footing tranquille de 3 à 6 km, selon le nombre de tours effectués. Comme le parc est très fréquenté, il vaut mieux viser les heures creuses pour courir en toute tranquillité.
Quand au Parc du 26e Centenaire, Jean‑Claude Gaudin, il est situé sur le site de l’ancienne gare du Prado, à seulement 1 km de l’Orange Vélodrome, et est donc moins central. Il est moins valloné, mais est un peu plus vaste avec un espace de 10,5 hectares. Là-bas, un tour fait entre 1,2 à 1,5 km, l’idée est donc de combiner plusieurs tours ou d’ajouter les allées périphériques et rues alentour pour atteindre facilement 5 à 6 km, tout en restant au calme et à l’ombre des arbres.
Marseille rime avec soleil, et ce n’est pas pour rien. Été comme hiver, les rayons n’ont aucun mal à pointer le bout de leur nez et à donner l’énergie nécessaire pour un petit footing. Lorsque les températures restent tempérées, la Corniche demeure un terrain de jeu rêvé. Mais quand le mercure s’affole, un détour par l’un des parcs de la ville s’impose comme la meilleure alternative pour continuer à courir sans se griller.
➜ Retrouvez le calendrier des courses à pied dans le Sud de la France

Sabine LOEB
Journaliste