Margaux Soriano, ancienne athlète de l’équipe de France sur 400 m haies, sera au départ du Marathon de Paris le 12 avril 2026.

Margaux Soriano, de l’équipe de France sur 400 m haies à son premier Marathon de Paris

InterviewMarathon
05/04/2026 10:58

Ancienne spécialiste du 400 m haies (record en 57″93 en 2015), Margaux Soriano a porté les couleurs de l’équipe de France chez les espoirs, avec une sélection aux championnats d’Europe U23 de Tallinn en 2015. Après 20 ans dans l’athlétisme, elle a tourné la page du haut niveau pour se reconvertir comme coach sportive chez elle, à Annecy. Mais si elle a arrêté le sprint, le goût de l’effort ne l’a jamais vraiment quitté. Aujourd’hui, son terrain de jeu a changé… Fini les haies et la vitesse pure. Dans quelques jours, elle s’alignera au départ de son tout premier marathon, à Paris. Un grand saut, presque à l’opposé de son ancienne discipline, mais qu’elle prépare depuis plusieurs années. Son passé sur la piste, sa découverte du long, son rapport à la performance et sa curiosité face à l’inconnu de la distance reine, Margaux Soriano nous emmène dans sa vie de sportive et nous raconte son virage vers le marathon.


| Vous venez du 400 m haies et avez représenté la France aux Championnats d’Europe Espoirs à Tallinn en 2015. Avec le recul, qu’est-ce que cette discipline vous a appris sur vous ?

Plus que la discipline en elle-même, c’est l’athlé qui m’a énormément appris. J’y ai trouvé de très belles valeurs. J’ai commencé jeune, au collège, puis je me suis spécialisée à partir de cadette. Au départ, j’ai touché un peu à tout, avant d’être orientée vers le 400 m, puis le 400 m haies, en fonction de mes qualités. Ce que j’aimais dans cette épreuve, c’était le mélange : il fallait de la vitesse, de la résistance, de la rigueur, de la stratégie, et il y avait aussi cette part d’inconnu. Sur un 400 haies, tu sais que ça peut basculer très vite. Il faut tenir jusqu’au bout. J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette discipline. Quand tu commences à y faire de bons résultats, ça te donne confiance, tu as envie de progresser, d’aller plus loin. Les objectifs arrivent petit à petit. Quand j’ai débuté en benjamine, je ne me suis jamais dit que j’allais faire un championnat d’Europe. C’est le travail, les rencontres, les années d’entraînement qui font que ce rêve s’est rapproché.

Le fait de partir à Montpellier a aussi compté. J’avais besoin d’une autre structure, d’autres méthodes d’entraînement, de voir des athlètes qui évoluaient réellement dans le haut niveau. Ça m’a ouvert des perspectives. Je me suis dit : pourquoi pas moi ? Et c’est comme ça que j’ai réussi à franchir ce cap. Mais le haut niveau, c’est aussi très exigeant. Après les études, il a fallu gérer la suite, le travail, la fatigue, la vie à côté. Et forcément, avec les années, tout devient plus compliqué.

« Le 400 haies m’a appris la rigueur, la stratégie et le dépassement »

Margaux Soriano

| Vous avez passé près de 20 ans dans l’athlétisme. Comment s’est faite la transition vers le métier de coach ?

Depuis petite, le métier de coach m’attirait. J’aimais transmettre, conseiller, encourager. Mais je voulais aussi avoir un bagage plus large, donc j’ai fait une école de commerce à Montpellier, avec un aménagement pour continuer à m’entraîner. En parallèle, j’avais déjà cette envie de travailler dans le sport. Et petit à petit, le coaching est devenu évident pour moi. Quand je suis revenue à Annecy, je continuais l’athlé, mais j’aidais aussi les plus jeunes du groupe. J’ai adoré ça. J’avais aussi des copines à qui je donnais quelques séances de renforcement, de course… J’ai toujours eu cet oeil et cette bienveillance avec les autres. Ensuite, j’ai passé mon BPJEPS. À ce moment-là, j’étais encore dans l’athlé, mais j’ai commencé à avoir des soucis de santé, notamment à la thyroïde. Sur une discipline comme le 400 m, ça ne pardonne pas. J’étais fatiguée, musculairement ça ne suivait plus, ça devenait compliqué à l’entraînement. Je suis revenue à Annecy vers 25 ans. J’ai encore fait une belle saison, puis il y a eu cette période plus compliquée, avec la fatigue, puis le Covid derrière. Petit à petit, j’ai lancé mon activité de coach sportive en individuel, j’ai continué à m’entraîner avec Frank, mon entraîneur à Annecy, à accompagner les jeunes, et j’ai fini par arrêter l’athlé de haut niveau.

| À ce moment-là, votre rapport à la performance change ?

Oui, clairement. Mais je reste quelqu’un qui aime les chronos, qui aime se dépasser. Ça, ça fait partie de moi. Mais je ne voulais pas qu’on m’associe uniquement à la performance, les séances dures, le résultat à tout prix. J’ai eu besoin de couper un peu. J’ai arrêté les compétitions pendant trois ans avant de remettre un dossard sur route. Il fallait digérer la fin de l’athlé. Aujourd’hui, ce que j’ai envie de transmettre, c’est surtout ce que le sport m’a apporté humainement : la rigueur, la persévérance, la confiance, le partage, le fait de prendre soin de soi, de construire quelque chose dans la durée.

Comme coach, mon approche est plus large. Bien sûr, il y a le dépassement de soi et la progression, mais il y a aussi la santé, le bien-être, la confiance, le plaisir. Je peux accompagner aussi bien une reprise post-partum qu’une préparation marathon, mais toujours dans une logique loisir-plaisir. Le très haut niveau, je préfère le laisser à des spécialistes qui peuvent assurer un suivi total.

« Le marathon, je me suis toujours dit qu’un jour j’y viendrais »

Margaux Soriano

| Quand on vient du 400 m haies, le marathon peut sembler à l’opposé. Pourquoi cette envie de vous lancer là-dedans, et pourquoi maintenant ?

Parce que finalement, quand j’y repense, j’ai aussi commencé par la course sur route. Petite, mes parents nous emmenaient avec ma sœur faire les courses de village. On aimait courir, on gagnait souvent, donc forcément, ça donnait envie d’y retourner. Ensuite, j’ai découvert l’athlé, j’ai tout essayé, et mes qualités m’ont orientée vers le sprint. Mais j’ai toujours gardé dans un coin de ma tête l’idée qu’un jour je finirais sur marathon. C’était un peu un rêve lointain, comme New York par exemple. Une course mythique. Et puis ça fait plusieurs années que je construis ça. Cela fait à peu près cinq ans que je me tourne vraiment davantage vers le long, en augmentant progressivement les kilomètres pour arriver prête à encaisser une vraie préparation marathon, sans me blesser, et surtout sans me dégoûter. Pour moi, le marathon reste quelque chose de dur. Il faut le respecter.

| Pourquoi avoir choisi Paris pour ce premier marathon ?

Il y a plusieurs raisons. Déjà, c’est la capitale, c’est un grand marathon, avec du monde, une vraie ambiance, de beaux passages. Mon copain a déjà fait Paris plusieurs fois, son père aussi, et il m’a dit : pour un premier, c’est parfait. Tu vas voir ce qu’est vraiment un marathon populaire, avec une vraie ambiance. Ce n’est peut-être pas le plus simple, surtout pour un premier, parce qu’il y a du dénivelé et qu’il n’est pas si facile que ça. Mais justement, comme je n’en ai jamais fait d’autre, je ne vais pas comparer. Et puis il fallait aussi ce petit coup de pouce pour me lancer. Là, l’occasion s’est présentée au bon moment.

| Vous êtes en plein dans votre préparation. Qu’est-ce qui vous a le plus surprise jusqu’ici ?

Franchement, la nutrition. Moi, je viens du 400 m, je n’avais pas vraiment l’habitude de m’alimenter pendant l’effort. Là, sur marathon, je sais que ça va être un point central. Ce qui m’angoisse le plus, c’est de bien gérer le fait de boire, de prendre des gels, de ne pas avoir de souci digestif. Après, il y a aussi les kilomètres, évidemment. Mais ça, je les ai amenés progressivement… 50, puis 60, puis 80 km par semaine. Là, je suis entre 80 et 110 km hebdomadaires. Comme ça fait plusieurs années que je prépare le terrain, le volume passe plutôt bien. Il y aussi les sorties longues de 25 à 30 km, ça, c’est vraiment nouveau. J’essaie d’être à l’écoute de mon corps. Ce qui me fait le plus peur, c’est la blessure. Donc je garde du renforcement à côté, non pas pour être plus explosive, mais pour protéger les tendons, les muscles, encaisser les chocs.

Heureusement, mon entraîneur, Gatien, sait très bien d’où je viens. Sa femme vient aussi du 400 m, donc il comprend bien mon profil. Il adapte beaucoup mentalement la préparation. Il ne me met pas juste une grosse séance brute sur le papier. Il découpe, il rend les choses plus faciles. Et ça m’aide énormément.

« Le plus dur, ce n’est pas forcément les séances : c’est la fatigue accumulée »

Margaux Soriano

| Qu’est-ce qui est le plus dur dans une prépa marathon pour vous ?

La fatigue générale… Ce n’est pas tant la difficulté des séances en elles-mêmes. Les séances, je les gère bien. Ce qui pèse, c’est l’accumulation. Le volume. Le fait de repartir chaque jour. Et surtout de devoir adapter toute ta vie autour de ça. Tu te comportes un peu comme une athlète de haut niveau… sans avoir une vie de haut niveau. Il faut parfois mettre la vie sociale de côté, dire non, accepter d’être fatiguée, accepter que le lundi ou le mardi après une grosse sortie longue ce soit compliqué. C’est surtout ça, le plus dur : la répétition et la fatigue nerveuse qui vont avec. Je suis bien entourée, et ça change beaucoup de choses. J’ai des amis avec qui m’échauffer, mon copain qui connaît très bien le marathon et qui me rassure énormément. Il arrive à rendre tout ça plus léger. On se dit : sortie longue, puis café. Ça change tout dans la tête. Ça enlève le côté trop rigide, trop écrasant.

| Est-ce qu’il y a eu un moment dans la préparation où vous vous êtes dit : “OK, là, je suis en train de devenir une vraie marathonienne” ?

Oui, je pense. Quand j’ai fait un 20 x 500 sur piste. À une époque, j’aurais dit : jamais de la vie. La piste, pour moi, c’était presque un trauma. J’avais dit à Gatien : plus jamais je fais dix fois quelque chose sur une piste. Et là, non seulement je l’ai fait, mais en plus j’ai presque aimé ça. Les allures étaient contrôlées, ce n’était pas de la VMA, c’était plus la durée de l’effort. Et je me suis dit : si ça, ça passe, si les 25 bornes passent, si les 30 bornes passent, si le lendemain je n’ai pas trop de séquelles, c’est que quelque chose est en train de se construire. Après, je reste prudente. Je ne m’emballe pas. Je sais que tout peut arriver. Mais oui, il y a des moments qui me montrent que je commence à être prête.

« Quand j’ai pris du plaisir sur un 20 x 500, je me suis dit : là, il se passe quelque chose »

Margaux Soriano

| Est-ce que votre passé sur la piste vous aide dans votre façon d’aborder le long ?

Oui, clairement. Il y a déjà l’économie de foulée. Toutes les années de musculation, de gainage, de préparation physique m’aident beaucoup. Quand je cours, je ne perds pas trop d’énergie avec ma posture. Mon buste ne part pas dans tous les sens, je reste bien placée. J’ai aussi gardé une certaine force au sol, un bon travail de l’avant-pied, et ça m’aide par exemple avec les chaussures carbone. Courir avec ce type de chaussures ne me pose pas de problème, j’ai passé des années en pointes… J’ai aussi une vraie résistance à la douleur, et ça, forcément, ça vient de la piste. Après, il faut adapter, parce que je reste un profil plus musculeux qu’une marathonienne classique. Donc je fais attention à ça. Je m’étire beaucoup, je renforce les quadris, les mollets, le dos. L’idée, c’est surtout de bien encaisser.

| À quelques jours de la course, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Je suis excitée, curieuse… et en même temps prudente. Mon entraîneur m’a dit : maintenant, il faut faire trois semaines propres. Donc chaque séance validée me rapproche un peu plus de l’objectif. Je sais qu’il me reste encore une grosse sortie longue à valider, celle qui va vraiment me donner de la confiance et m’aider à ajuster mes allures. Après ça, j’y verrai encore plus clair. Mais oui, j’ai hâte. J’ai hâte de vivre ça. J’ai surtout envie de savoir ce qui se passe après 30 ou 34 km. C’est vraiment ça qui m’intrigue. En même temps, je profite encore de cette période. Je sens que la forme monte. Je commence à faire encore plus attention au sommeil, à l’hydratation, à l’alimentation. Sans tomber dans l’excès non plus, parce qu’il faut vivre. Mais oui, j’attends aussi l’affûtage avec impatience.

| Visualisez-vous déjà un peu la course ? Le 35e kilomètre, les moments difficiles ?

Oui et non… Je sais déjà que je vais découper la course. Au début, je pense vraiment raisonner par blocs de 10 km. Et à partir du 30e, je sais qu’il y aura probablement un passage difficile, entre le 30 et le 35. Là, il faudra être solide. J’imagine bien qu’il va y avoir de la dégradation : les jambes qui répondent moins bien, les épaules, les bras, peut-être le ventre aussi. C’est d’ailleurs ce qui me fait le plus peur : l’aspect digestif. Mais je reste positive. Et puis la douleur, je connais. Elle est différente de celle du 400 m haies, évidemment, mais j’ai déjà vécu des choses très dures physiquement. Ce que je veux, au fond, c’est aller au bout de moi-même et être fière à l’arrivée. Me dire que j’y suis allée pleinement, que je me suis dépassée, que j’ai rendu fiers mes proches et ceux qui m’ont soutenue.

| Pensez-vous déjà au départ sur les Champs-Élysées, à l’ambiance, au parcours ?

J’ai hâte, bien sûr, mais si j’y pense trop maintenant, je vais commencer à cogiter, à me refaire la course dans la tête, à moins dormir… Donc pour l’instant, je reste assez chill. J’avance semaine après semaine. Je pense que je regarderai vraiment le parcours en détail la semaine avant, pour fixer la stratégie, les gels, les allures, les plans B si ça se passe mal. Là, j’ai surtout envie de rester concentrée sur ce qu’il me reste à faire. Mais oui, le départ sur les Champs, l’ambiance, tout ça, forcément, ça fait envie. Je pense juste que je ne me rends pas encore totalement compte de ce dans quoi je m’embarque.

| Pour un premier marathon, avez-vous un objectif de chrono ?

Oui ! Au départ, mon objectif de base, c’était moins de 3h10. Quelque chose de solide, de cohérent. Et puis, au fil de la préparation, mon entraîneur m’a dit : quand même, on va essayer de regarder du côté des 3 heures. Donc aujourd’hui, on se dit qu’on peut viser autour de ça, peut-être 3 heures, peut-être un tout petit peu moins, peut-être un peu plus si la course est compliquée. Je sais que le marathon, c’est autre chose. Je ne sais pas encore exactement ce que je vaux sur 42 km, ni comment mon corps va réagir sur l’ensemble de la distance. Mais si tout continue à bien se passer dans la prépa, je partirai probablement sur des bases entre 4’10 et 4’15 au kilomètre.

« Ce que j’ai envie de découvrir, c’est ce qui se passe après le 30e »

Margaux Soriano

| Vous vous dites que ce marathon sera un « one shot », ou vous aimeriez en courir d’autres ?

Franchement, je ne sais pas encore… Peut-être qu’après je me dirai : j’en ai fait un, c’était dur, c’est très bien comme ça. Ou peut-être qu’au contraire je me dirai : OK, c’est quand le prochain ? Ce qui est sûr, c’est que j’ai déjà d’autres envies. Londres me fait rêver. New York aussi, depuis longtemps. Et puis il y a aussi des marathons plus roulants comme Valence parce que j’ai des origines espagnoles… Je pense aussi qu’après ce marathon, j’aurai peut-être envie de revenir sur 10 km et sur semi pour essayer de battre mes records, avant de repartir sur un marathon plus tard.

| À l’époque, vous citiez Marie-José Pérec ou Melaine Walker comme sources d’inspiration. Aujourd’hui, est-ce toujours le cas ? Ou d’autres profils vous inspirent-ils davantage ?

Marie-Jo, forcément, ça reste. Sa foulée, sa discrétion, sa manière d’être… Et Melaine Walker m’a beaucoup marquée quand j’étais jeune, parce que je l’avais vue en meeting et ça m’avait donné envie de faire du 400 haies. Mais aujourd’hui, ce sont surtout des gens que je côtoie qui m’inspirent. Des personnes capables de travailler, de s’entraîner dur, de performer, tout en gardant beaucoup d’humilité. Mon copain, par exemple, avec ses Ironman. Mes entraîneurs aussi. Des coureurs de fond que je connais, comme Gatien ou Victor, qui courent le semi en 1h02-1h03 tout en menant une vie à côté. En France, il y a plein de profils comme ça que je respecte énormément. C’est aussi ce qui m’a donné envie de découvrir vraiment le long : comprendre ce que cette discipline demande et comment elle te forge.

À quelques jours de son tout premier Marathon de Paris, Margaux Soriano avance avec curiosité, lucidité et affiche une belle ambition. L’ancienne hurdler de l’Équipe de France, désormais coach à Annecy, n’a rien perdu de son goût de l’effort ni de sa passion pour le sport. À 32 ans, elle aborde maintenant la performance avec plus de recul et plus de maturité. Le rendez-vous est pris, le 12 avril prochain, dans les rues de la capitale. Une chose est sûre : Margaux s’est entraînée fort et ne vient pas simplement pour être finisher. Son esprit de compétition est toujours là, bien ancré en elle. Mais sur marathon, elle vient aussi chercher autre chose : une expérience forte, un défi intérieur, peut-être même une nouvelle manière de se découvrir. Et c’est peut-être, aussi, le début d’une belle histoire avec la distance reine.


Clément LABORIEUX
Journaliste

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