Que manger avant un semi-marathon ? Le guide pour arriver au départ avec le plein d’énergie
On entend souvent parler de nutrition sur marathon, mais qu'en est-il lorsque l'on s'aligne au départ d'un semi-marathon ? Après plusieurs mois d'entraînement, dans le froid, dans la chaleur, ou même avec une prépa un peu plus tranquille, la distance du semi mérite d'être prise au sérieux. 21,1 km à parcourir, c'est peut-être moins intimidant que le marathon sur le papier, mais l'effort est quand même conséquent. Et ce que vous mettez dans votre assiette les jours qui précèdent peut vous aider à finir la course avec panache, que vous visiez un gros chrono ou simplement la ligne d'arrivée. Si l'alimentation compte tout au long de la préparation, elle prend encore plus d'ampleur à l'approche du jour J : vos muscles doivent faire le plein d'énergie pour tenir l'allure jusqu'au bout. Rien de bien compliqué, à condition de faire les bons ajustements au bon moment. Repas de la veille, petit-déjeuner, erreurs à éviter : Marathons vous explique, études à l'appui, comment bien vous alimenter avant votre semi-marathon.
Pourquoi l'alimentation compte (aussi) sur semi-marathon
Sur semi-marathon, comme sur la plupart des courses d’endurance, votre principal carburant s'appelle le glycogène. C'est la forme sous laquelle vos muscles stockent les glucides, et c'est lui qui vous permet de tenir une allure soutenue pendant longtemps. Problème : même si Eliud a clamé pendant des années que “no human is limited”, ses réserves, elles, sont clairement limitées. C’est pour ça qu’on parle souvent de “carb load” (surcharge glucidique) avant une course. Car plus ces réserves sont pleines au départ, plus vous avez de marge pour tenir votre allure jusqu'au bout.
Tout l'enjeu du semi tient en un chiffre : 90 minutes. C'est la durée d'effort qui sert de repère dans les recommandations de référence en nutrition sportive, publiées en 2016 par l'American College of Sports Medicine, l'Academy of Nutrition and Dietetics et Dietitians of Canada.
Votre chrono visé | Apport en glucides recommandé | Sur quelle période |
Moins de 1h30 | 7 à 12 g par kilo de poids de corps et par jour | Les 24 h avant la course |
Plus de 1h30 | 10 à 12 g par kilo et par jour | Les 36 à 48 h avant la course |
Or le semi est pile à cheval sur cette frontière. Les meilleurs le bouclent en une petite heure, quand une grande partie des coureurs amateurs passent la ligne bien au-delà de 1h30, voire de 2 heures. Autrement dit, votre chrono visé dicte en grande partie la stratégie à adopter.
Et comme le montre le tableau ci-dessus, l'enjeu ne se limite pas à la pure performance. Les coureurs les plus rapides n’ont, en réalité, pas besoin de forcer sur le carb load car leur effort ne durera qu’une petite heure... C’est tout l’inverse pour les coureurs amateurs dont la course peut durer plusieurs heures. Et partir avec des réserves à moitié vides, c'est s'exposer à un gros coup de bambou dans les derniers kilomètres... et rencontrer le fameux mur. Oui, même sur semi, le mur n’est pas qu’une légende. En bref, plus l’effort est long, plus le risque d’exploser augmente. C’est pourquoi bien manger avant un semi, ce n’est pas qu’une question de chrono mais surtout de pouvoir aller au bout tout simplement.
Et les protéines dans tout ça ?
Elles ne sont peut-être pas le carburant du coureur, mais elles réparent les fibres musculaires bien malmenées par les milliers d'impacts de chaque sortie et permettent au corps de s'adapter à l'entraînement. Contrairement à certaines idées reçues, les protéines ne servent pas exclusivement les sportifs qui cherchent à développer leur masse musculaire. Elles sont également essentielles pour les coureurs. Et les experts sont unanimes sur le sujet. Les recommandations de 2016 citées plus haut placent les besoins d'un sportif d'endurance entre 1,2 et 2 g par kilo et par jour. L'idéal est de les répartir sur tous les repas plutôt que de tout concentrer au dîner. Avant une course, elles jouent un rôle de soutien et les glucides restent la priorité. Après, elles repassent au premier plan. On y revient plus bas.
J-2 et J-1 : faire le plein sans se gaver
Vous approchez de votre semi-marathon ? C’est le moment de faire le plein. Mais ça ne veut pas dire manger deux fois plus. Car pendant la dernière phase de l’entraînement, il y a aussi l'affûtage, cette période où l’on réduit le volume d'entraînement, et donc la dépense énergétique. L'idée est donc simplement d'augmenter la part des glucides dans chaque repas, au détriment des graisses et des aliments très riches en fibres.
Prenons l’exemple d’un coureur de 70 kg qui vise un peu moins de 2 heures. Selon les recommandations, il devrait viser 700 à 840 g de glucides par jour sur les 36 à 48 heures qui précèdent la course. Sur le papier, cela peut faire peur. Pas de panique : personne ne vous demande de multiplier les grosses assiettes. Le but n’est surtout pas de se sentir écœuré par la quantité de nourriture consommée ces jours-là. Pour que le carb load se passe en douceur, mieux vaut répartir les glucides sur toute la journée : pain, riz, pommes de terre, céréales, fruits, compotes, jus de fruits…
Si vous visez moins de 1h30, pas besoin d'une charge trop poussée : une alimentation riche en glucides sur les 24 heures qui précèdent suffit.
Quelques repères pour y arriver sans vous forcer :
Ajoutez des glucides à chaque repas et à chaque collation, plutôt que de tout miser sur un énorme dîner la veille, la fameuse pasta party n’est pas forcément le meilleur allié.
Pensez aux glucides « liquides » (jus de fruits, sirop, boisson de l'effort). Ils se consomment plus facilement et pèsent peu sur l'estomac. Attention à ne pas en abuser quand même.
Réduisez progressivement les fibres (crudités, légumineuses) à partir de J-2, pour limiter les inconforts digestifs le jour J.
Ne négligez pas le J-2. C'est souvent le jour oublié alors que c’est sûrement le plus important, le stockage du glycogène se fait sur plusieurs jours, pas en un seul dîner la veille...
Prise de poids pendant le carb load ? Pas de panique
Certains coureurs voient leur poids légèrement augmenter pendant ces quelques jours, jusqu’à parfois 1,5 kg en plus sur la balance. C’est tout à fait normal pour certains car les réserves de glycogène stockent de l’eau pendant le processus. Pas de stress à avoir, le corps est simplement en train de se préparer à l’effort à venir. Cet excédent d’eau sera rapidement évacuée pendant l’effort.
Le repas de la veille : Pasta party, oui mais pas n'importe comment
C'est le rendez-vous incontournable de tout coureur. La fameuse Pasta party. Mais attention, le repas de la veille ne doit pas être un festin, mais un repas que vous connaissez bien, digeste, et pris assez tôt pour ne pas perturber la dernière nuit avant la course. L'idéal, c’est un dîner vers 19h, pour laisser le temps à la digestion de faire son travail avant d'aller bien dormir.
Dans l'assiette, on retrouve :
Une base de féculents généreuse : Pâtes, riz ou pommes de terre, qui fourniront l'essentiel des glucides.
Une portion de protéines, suffisante pour caler sans alourdir (la viande blanche peut être une bonne option).
Peu de matières grasses : On oublie la crème, les fromages fondus et les fritures, qui ralentissent la digestion.
Peu de fibres : Une sauce tomate simple plutôt qu'une grosse poêlée de légumes.
Barilla Protein+, l'assiette de la veille simplifiée
Les glucides restent la base d'un repas la veille d'une course, et la gamme Barilla Protein+ a de vrais arguments à faire valoir auprès des coureurs. Fabriquées avec seulement deux ingrédients, de la semoule de blé dur et de la protéine de pois, ces références conservent l'apport glucidique des recettes classiques tout en apportant 20 g de protéines pour 100 g, 100 % d'origine végétale. Elles sont disponibles en Spaghetti, Penne Rigate et Fusilli, avec un tréfilage au bronze qui permet à la sauce de bien accrocher.
Pour 100 g (cru) | Barilla Protein+ |
Énergie | 354 kcal |
Glucides | 63 g |
Protéines | 20 g |
Lipides | 1,7 g |
Fibres | 3,1 g |
Ce qui nous intéresse la veille d'un semi : beaucoup de glucides, peu de matières grasses et peu de fibres. Ce sont les priorités. Et comme la protéine est déjà dans la gamme Protein+ de Barilla, pas besoin d'ajouter une viande en sauce ou une montagne de fromage pour équilibrer l'assiette. Les glucides restent les rois. Les protéines viennent seulement en soutien, pas à leur place.
Notre suggestion : des Spaghetti ou des Fusilli Protein+ avec une sauce tomate maison, un filet d'huile d'olive, quelques feuilles de basilic et un peu de parmesan. Ajoutez un peu de pain et un dessert simple (compote, riz au lait) pour compléter vos apports en glucides et vous avez là un vrai repas de champion(ne). Simple, efficace.
Le petit-déjeuner du jour J, un repas à ne pas louper
Pendant la nuit, le corps continue de travailler et le foie puise dans ses réserves de glycogène pour maintenir la glycémie. Le petit-déjeuner est donc un moment à ne pas négliger. En effet, il sert à maintenir les stocks de glycogène avant le départ. Les recommandations préconisent 1 à 4 g de glucides par kilo de poids de corps, pris 1 à 4 heures avant la course. Le principe est simple : plus vous mangez tôt, plus vous pouvez manger copieux. Plus le départ approche, plus on mange light.
Concrètement, pour un départ à 8h, l'idéal est de prendre votre petit-déjeuner vers 5h-5h30. Oui, le réveil pique un peu, mais votre estomac vous remerciera au kilomètre 15. C’est une certitude.
Exemple de petit-déjeuner pour un coureur de 70 kg, pris 2h30 à 3h avant le départ
Des tartines de pain avec du miel ou de la confiture
Une banane
Une compote
Un verre de jus de fruits
Une boisson chaude (thé, café)
Pas d’aliments superflus, que des choses simples que vous avez l’habitude de manger dans votre quotidien et avant vos sorties longues.
L’hydratation
On parle beaucoup de nourriture mais il ne faut pas négliger l’hydratation pour autant. Pas besoin de vider une bouteille d'un litre au réveil. Les recommandations conseillent 5 à 10 ml par kilo de poids de corps dans les 2 à 4 heures qui précèdent l'effort, soit 350 à 700 ml pour un coureur de 70 kg. Ce délai laisse le temps d'éliminer le surplus avant le départ. Ceux qui ont l’expérience des SAS de départ le savent : avec l’excitation du départ qui approche, les pauses pipi seront inévitables...
Et le café, obligatoire ?
Si vous en buvez habituellement, pas de raison de s’en priver. En plus, la caféine a un effet bien documenté sur la performance en endurance, avec des doses efficaces de l'ordre de 3 à 6 mg par kilo, prises environ une heure avant l'effort. Attention toutefois, elle peut accélérer aussi le transit chez certains coureurs. Et si vous n'en buvez jamais, le matin de la course n'est peut-être pas le meilleur moment pour commencer.
Les erreurs à éviter
Tester un nouvel aliment le jour J. C'est la règle d'or. Nouveau gel, nouvelle boisson, petit-déjeuner « comme les pros » repéré sur les réseaux : tout ce qui n'a pas été testé avant reste au placard. Même chose pour les produits distribués le jour de la course.
Transformer la veille en Pasta party à volonté. Eviter de tout miser sur un seul repas, le glycogène se stocke sur plusieurs jours. Un dîner trop copieux, c'est la garantie d'une nuit agitée et d'un estomac lourd au réveil.
Prolonger le festin le dimanche matin. Le jour de la course, privilégiez un petit-déjeuner léger et suffisamment consistant. Évitez les aliments qui nécessitent beaucoup de temps pour être bien digérés.
Abuser des fibres. Lentilles, pois chiches, crudités, pain complet : excellents au quotidien, beaucoup moins la veille d'une course.
Sauter le petit-déjeuner. Avec un départ matinal, partir le ventre vide sur 21 km, c'est prendre le risque de voir la fin de course virer au calvaire. Même si vous êtes sur le point de réaliser un effort extraordinaire, ne vous prenez pas pour un super-héros, vous êtes un être humain avec des besoins physiologiques, ne les ignorez pas.
Boire des litres par précaution. Trop boire avant le départ ne sert à rien, si ce n'est à multiplier les passages aux toilettes... Dans les cas extrêmes, une consommation d'eau excessive peut même faire chuter dangereusement le taux de sodium dans le sang.
Trinquer la veille. L'alcool perturbe le sommeil, la récupération et l'hydratation.
Et après la course ?
Une fois la médaille autour du cou, place à la récupération. Nous allons en décevoir beaucoup, mais non, l’open bar n’est pas la meilleure option pour récupérer. En réalité, les leviers sont les mêmes qu'avant la course, mais dans des proportions différentes : des glucides pour reconstituer vos réserves de glycogène, et des protéines, qui permettent de reconstruire les fibres musculaires. Les recommandations suggèrent environ 0,3 g de protéines par kilo de poids de corps après l'effort, puis à chaque repas. Une étude sur le Marathon de Séville a d’ailleurs montré que ce point était nettement sous-estimé par les coureurs...
Pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête, un plat préparé avec Barilla Protein+ le soir de la course coche donc les deux cases d’un coup. Avec la teneur élevée en protéines de la gamme Barilla Protein+, vous apportez un apport suffisant à votre corps et vous lui donnez toutes les chances pour optimiser la récupération après la course. C’est aussi ce qui peut faire la différence au niveau de la reconstruction musculaire entre une coupure de 3 jours ou 1 semaine d’arrêt complet.
Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, ce sont surtout les coureurs amateurs, bien plus que les élites, qui ont intérêt à soigner leur charge glucidique sur semi-marathon. Car sur 21,1 km, c'est le chrono visé qui dicte la stratégie : au-delà de 1h30, faire le plein de glucides dès la veille de course fait vraiment la différence pour ne pas finir la course sur les rotules. Et la règle d'or sera toujours la même : ne rien tester de nouveau le jour J. Ce serait vraiment dommage de gâcher plusieurs mois d'entraînement à cause d'une alimentation mal calibrée avant la course !
➜ Retrouvez toutes les informations de la gamme Barilla Protein+ sur le site officiel Barilla.com.
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