Même les coureurs les plus assidus connaissent parfois la lassitude. Comment garder le plaisir de la foulée quand les kilomètres s’égrènent ? © ASO

Courir sans s’ennuyer : Nos conseils pour garder le plaisir intact

MarathonConseil
02/04/2026 20:27

Même les coureurs les plus assidus connaissent parfois la lassitude. Comment garder le plaisir de la foulée quand les kilomètres s’égrènent et que le parcours devient familier ? Entre musique, podcasts, compagnons de course et nouvelles découvertes, voici tous nos conseils pour courir sans s’ennuyer.


Dring dring. La sonnette au-dessus de votre tête vous rappelle que votre marathon approche au grand pas. Une échéance majeure dans votre saison, ou mieux encore, la consécration de votre passion. Pour préparer ces 42,195 km comme il se doit, vous n’avez pas le choix : il faut borner. Une quarantaine de kilomètres par semaine au minimum. Plus, si vous voulez assurer vos arrières, et peut-être mieux résister au fameux mur du 30e kilomètre.

Mais vous n’êtes pas les seuls à enchaîner les footings, les séances et les sorties longues. D’autres, même sans poursuivre l’objectif du marathon, prennent chaque jour un peu de leur temps pour parcourir quelques kilomètres autour de leur pâté de maisons, ou plus loin, dans les bois, pour s’aérer et sentir leur corps en émoi.

L’appel de la course à pied. Vous connaissez ? Impossible d’y résister. Surtout après une longue journée enfermé dans un bureau ou chez soi. Ou, le midi, pour délier ses jambes, et mettre les pensées en pause le temps de respirer. Une fois la porte franchie, le chrono lancé (ou pas, si courir aux sensations est votre dada), la direction choisie, ça y est : le corps se met en mouvement, la respiration s’accorde à l’allure, et vous vous sentez bien. Jusqu’à ce que les jambes continuent de s’activer… mais que mentalement, l’ennui commence à s’installer. Que faire quand une sortie de deux heures est au programme et que le temps risque de paraître un peu trop long ?

Plusieurs facteurs entrent en jeu. Selon le rythme et surtout l’intensité de l’effort, la proportion à s’ennuyer varie. Le plaisir procuré par la course à pied a lui aussi un impact. Un passionné savourera le simple bruit de ses foulées sur le sol, tandis qu’un coureur plus occasionnel, motivé par d’autres raisons, pourra plus facilement trouver le temps long. Mais attention, même les mordus de course à pied peuvent parfois voir les minutes s’égrener. À force de courir toujours dans le même quartier, il faut parfois ruser pour tromper l’ennui : certains soirs d’hiver moroses, pendant ces périodes creuses où la pluie ne cesse de tomber, ou face à un décor local que l’on finit par connaître, et parfois ne plus supporter, par cœur.

| Courir, et rien de plus

Parfois, courir se suffit à lui-même. Enfiler ses baskets et foncer dans les rues à toute allure pour digérer une longue journée est un satisfaction en soi. Le besoin de se dépenser est alors si intense que rien ne peut empêcher de savourer la sortie. Trente minutes pour ne plus penser, juste pour se reconnecter à son corps. Ce sentiment de liberté vient de ce bonheur simple d’être dehors. Les gouttes de pluie, comme les rayons de soleil, permettent de se sentir vivant. Le cadre influence également l’expérience : en ville, le regard se pose sur tout : les passants, l’architecture, les voitures.

Pour des raisons de sécurité ou simplement pour s’occuper, observer son environnement devient une part de la sortie. En nature, la course s’apprécie différemment. Montagne, mer, forêt… tous ces lieux nourrissent le corps et l’esprit. Être pleinement investi dans sa sortie du dimanche, c’est s’ancrer dans un lieu, s’en imprégner et en profiter. Même si le point de départ n’est pas idéal, courir seul, sans aucune sollicitation sonore, permet de vivre le moment à 100 %.

| Changer d’itinéraire

Même les coureurs les plus assidus connaissent parfois la lassitude : le ciel peut être bleu, la mer splendide, mais le parcours vu et revu. Ils connaissent le trajet comme leur poche, et rien ne semble plus pouvoir les surprendre dans ce moment suspendu. Dans ce cas, pourquoi ne pas changer d’itinéraire ? S’aventurer dans les rues adjacentes ou explorer des sentiers inédits en forêt permet de rompre la monotonie et de redécouvrir sa ville sous un nouvel angle. Renouveler le tracé de sa sortie est ainsi un moyen simple d’éviter l’ennui : on ne sait jamais ce qui se cache à quelques mètres du tracé habituel.

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| Écouter de la musique

À chacun de trouver sa playlist favorite pour la course à pied. S’en oublier de la changer dès que la lassitude se fait sentir.

Pas de solution miracle, mais la musique peut transformer un footing en moment agréable. Filaire, sans fil, à conduction osseuse… les écouteurs permettent de s’immerger dans un univers sonore. Courir avec ses morceaux préférés aide à garder le rythme et à occuper l’esprit quand l’ennui pointe le bout de son nez. Selon l’allure, il est même possible de chanter ou de fredonner, ou simplement de se concentrer sur les paroles et les sonorités. À chacun de trouver sa playlist favorite pour la course à pied. S’en oublier de la changer dès que la lassitude se fait sentir.

| Un podcast dans les oreilles

Le choix est infini. Les podcasts se multiplient à tel point qu’il est impossible de tout écouter, même si tout semble intéressant. Pas le temps pendant le trajet en métro, la marche jusqu’au bureau, ni le soir, entre séries et moments en famille. Le footing prévu demain midi peut devenir le moment idéal pour découvrir ce podcast recommandé par un ami. Il s’agit juste de faire d’une pierre deux coups. Surtout si la motivation n’était pas au rendez-vous, mais que l’on sait que cette sortie fait du bien au corps ou que dans deux semaines, il y a une course à assurer.

Certains podcasts sont conçus spécialement pour accompagner les runners, ils motivent, rythment la foulée et prennent en compte l’effort physique. D’autres abordent des sujets variés, invitent à réfléchir sur le monde, donnent des conseils… et captent l’attention du coureur, qui se concentre sur ce qui est dit plutôt que sur l’effort fourni. Même la radio peut jouer ce rôle, avec ses discussions, musiques et publicités.

| Trouver un compagnon de course

Si certains courent souvent en solitaire, s’aligner parfois avec un ami peut transformer une sortie longue. À allure tranquille, on profite surtout de la conversation et de la présence de l’autre. À rythme plus soutenu, la motivation mutuelle devient un moteur, l’effort se partage, et le moment ets enrichi par la présence de l’un et l’autre. Le blablarun est un moyen efficace de tromper l’ennui des footings hivernaux, de se soutenir quand le thermomètre frôle zéro, mais aussi de d’apprécier deux fois plus une sortie qui sort du lot.

| Un coup de fil pour tromper l’ennui

Dans la même logique que papoter lors d’un footing avec un ami, composez le numéro d’un proche pour avoir la sensation qu’elle court à vos côtés. Il suffit de pouvoir parler tout en courant et, surtout, de rester conscient de son environnement. Si la séance est plus intense, comme un fractionné, mieux vaut laisser le téléphone de côté et se concentrer sur l’effort. Même si la conversation est captivante, il reste essentiel de garder un œil sur ce qui se passe autour, la course continue et le monde bouge.

Et si malgré tout la course devient trop monotone, il n’y a rien de mal à lever le pied et à faire une pause. Revenir ensuite sur les chemins avec envie et curiosité est la meilleure façon de retrouver le plaisir de la foulée et de se sentir à nouveau conquis par chaque sortie.

Le calendrier des marathons


Sabine LOEB
Journaliste

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