Saucony a marqué les esprits avec un pop-up store aux couleurs vives, installé en plein cœur du quartier du Marais, avec la marque Pyrene. © Emma Bert / MARATHONS.COM

Saucony et la marque de nutrition Pyrene, leur pop-up store au cœur du Marathon de Paris

MarathonChaussures
13/04/2026 19:12

Les marques se sont montrées particulièrement présentes au plus près des coureurs durant la semaine du Marathon de Paris. Saucony a notamment marqué les esprits avec un pop-up store aux couleurs vives, installé en plein cœur du quartier du Marais. Activations variées et échanges autour des innovations de l’équipementier et du laboratoire français de nutrition Pyrene ont animé plusieurs soirées.


Une devanture fraîchement peinte en jaune fluo, barrée de stries noires, offrait un décor saisissant. Un lieu qui tranchait avec les façades parisiennes aux tons gris et attirait immédiatement le regard. L’équipementier américain Saucony, plus ancienne marque de running au monde, fondée en 1898, s’est associé à la jeune enseigne française Pyrene. Une occasion de dresser un parallèle entre l’évolution des chaussures et celle de la nutrition, autour d’une vision commune de l’endurance.

| Pyrene, laboratoire français de la nutrition de l’endurance

Cette collaboration témoigne des liens d’amitié entre les deux sociétés, noués dès les premiers pas de Pyrene. Les deux entreprises collaborent régulièrement sur des projets liés à la longue distance en course à pied, notamment sur des formats qui dépassent les 200 km. Un véritable laboratoire d’essai pour Saucony, une opportunité de développement pour Pyrene.

La marque de nutrition est née à Toulouse fin 2024. Dans un marché ultra-concurrentiel qui compte plus de 250 fabricants en Europe, le laboratoire se distingue en concevant et en produisant une gamme d’un nouveau genre. « Nos formules reposent sur la littérature scientifique, la qualité des matières premières et des protocoles de prise particulièrement novateurs dans le monde de l’endurance », explique Emmanuel Lamarre, fondateur de la firme.

Son constat est clair, sur les longues distances, les athlètes saturent à force de s’alimenter et peinent à digérer après un certain temps d’effort. Des problèmes qui se matérialisent souvent par un écœurement, puis un arrêt de prise de gels et autres. Or, au-delà de 75 minutes d’activité, les réserves d’énergie diminuent fortement en l’absence d’un apport extérieur en glucides.

« Nous avons souhaité répondre à la problématique de digestibilité », détaille le spécialiste, issu du rugby et du conseil des industries complexes. « Les produits sont très souvent acides pour des raisons de conservation, ce qui peut provoquer des effets indésirables. Nous avons donc fait le pari de proposer les nôtres sans conservateurs ». Une volonté contraignante en termes de production, parce que cela implique des protocoles particuliers, de qualité pharmaceutique. « C’est ce qui permet d’avoir des substances très bien tolérées. Nos formules sont nouvelles en termes de composition, d’origine des matières premières et d’osmolarité. Nous proposons des solutions plus digestes, moins sucrées en sensations, donc moins écœurantes, avec un protocole de dosage simplifié ».

© Emma Bert / MARATHONS.COM

| Des boissons au design d’un produit de pharmacie

Avec leur forme de bidon refermable, doté d’un bouchon emprunté à l’industrie pharmaceutique, les solutions étonnent par leur packaging. D’un point de vue de la prise, celui-ci se dose en fonction de la durée et de l’intensité de l’effort. Un diagramme de dosage au dos du contenant permet de connaître en un coup d’œil la dose dont a besoin le sportif. À noter, selon Pyrene, qu’un bidon couvre sept à huit heures d’effort.

« La dose se met ensuite dans une gourde ou une flasque pour votre sortie afin de bénéficier de la totalité de votre nutrition dans un seul support. Cela permet de vous décharger mentalement de cette partie protocole de nutrition qui peut être contraignante, surtout quand il s’agit de nombreux gels à usage unique »

Emmanuel Lamarre

© Emma Bert / MARATHONS.COM
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| Le Pyrene Metabolic Scan pour en tirer de précieuses données

La consommation de glucides dépend énormément de l’intensité de l’effort et varie entre les individus. Pour le prouver, le laboratoire a mis en place le « Pyrene Metabolic Scan », dans l’espace éphémère. Une manière de mesurer la VO2 max de l’athlète, mais aussi ses zones d’intensité d’effort, pour définir ses seuils ventilatoires.

« Le test va nous permettre de définir ses allures de travail mais aussi sa dépense énergétique au kilocalorie près, par intensité d’effort. Ce sont des données très précieuses pour les athlètes soucieux de leur performance, en recherche d’une alimentation consciente selon leurs allures. »

Emmanuel Lamarre

Le test mesure également le « fat max » (vitesse à laquelle l’individu oxyde le plus de graisses), le lactate et la composition de la sudation, pour pouvoir la compléter en électrolytes et ainsi recharger les minéraux perdus pendant la pratique. « Le coureur sera en mesure de savoir combien consommer de glucides par heure, parce que c’est propre à chacun », résume le dirigeant.

Pyrene a composé une équipe d’ambassadeurs de 22 athlètes professionnels, notamment dans le triathlon longue distance, en course à pied, en cyclisme mais aussi dans le monde de la haute-montagne ou de l’apnée.

L’entreprise possède aussi cinq laboratoires d’essais avec les commandos marins pour affiner la recherche sur la consommation d’oxygène, notamment en simulant des conditions en altitude. Impliquée dans les « run clubs » communautaires qui se popularisent, la firme se place au plus proche des consommateurs.

© Emma Bert / MARATHONS.COM

| Moins de frontières entre coureurs élites et amateurs

La course à pied n’a justement jamais été aussi populaire en Europe. Les 60 000 finishers du Marathon de Paris 2026, record absolu de participation de la course, en sont l’illustration. Avec cette explosion, le niveau s’élève. Selon le laboratoire, le marathonien amateur a gagné huit minutes en dix ans sur le temps moyen de l’épreuve reine. Un gain important, qui met en évidence la professionnalisation des amateurs. Les longs formats sont de plus en plus accessibles, les fabricants proposent des produits élites pour tous. Saucony et Pyrene l’ont bien compris, et souhaitent s’adresser à cette nouvelle génération de runners très impliqués dans leur progression.

Les deux firmes ont établi plusieurs parallèles dans les évolutions de ce sport, et de ces « révolutions silencieuses ». Les années 2000 étaient celles de l’ère minimaliste, avec les chaussures aux semelles les plus fines possibles. À cette époque, les sportifs ne s’alimentaient pas du tout pendant leur effort, ou avec des préparations d’ancienne génération, le Gatorade aux États-Unis, l’Isostar en France. Le mur du 30e kilomètre était considéré comme inévitable. Les années 2010, avec les prémices des super-shoes et la recherche sur les mousses, les densités, ont aussi été celles du gel. « C’est devenu le standard d’usage de la nutrition sportive, mais avec des technologies assez basiques de sucres rapides qui apportent l’effet coup de fouet », relate l’entrepreneur.

L’avènement de la plaque carbone en 2015 a constitué un vrai tournant. En même temps, la nutrition a connu une véritable rupture. Emmanuel Lamarre détaille, la capacité physiologique était fixée autour de 60 grammes de glucides par heure. « On savait que le glucose, sucre rapide, était oxydé par l’intestin. C’est à cette période que la double oxydation a été mise en lumière. On a appris qu’en intégrant du fructose, un sucre complexe oxydé par le foie, donc en sollicitant plusieurs organes, que cela faisait passer la consommation à 90 grammes de glucides par heure », indique l’intéressé.

Les deux innovations ont fait tomber beaucoup de records dans le domaine de l’endurance, tous sports confondus. En 2019, la maîtrise de ces technologies a permis notamment d’approcher la barrière des deux heures au marathon. Le Covid en 2020 a été un bouleversement culturel autour du sport, et en particulier du running.

« Beaucoup de personnes ont intégré l’activité physique dans leur vie depuis et s’intéressent à l’équipement, à la nutrition », met en lumière l’expert. Saucony et Pyrene, considérées comme des labels premiums, veulent rendre accessible ces technologies à tous. Les frontières entre élites et amateurs s’effacent, l’ingénierie s’affine pour améliorer l’économie de course.

| Un public plus expert et soucieux de sa pratique

Les coureurs s’intéressent davantage à leur manière de s’entraîner, à l’équipement et aux données. L’envie de comprendre et de s’expertiser s’installe. Les entreprises doivent être capables de donner plus de détails sur leurs innovations et leurs avantages. Saucony songe notamment à intégrer des capteurs dans les semelles. Pyrene ressent ce besoin de comprendre et de personnaliser sa pratique, encore plus complexe dans la nutrition.

« Nous devons aider les coureurs à intégrer la nutrition consciente et millimétrée, pour progresser et être en bonne santé, sans sous ou sur consommer. Aujourd’hui, nous aimons savoir ce qui se passe dans notre corps, et le public est demandeur de datas, de tests en tout genre »

Emmanuel Lamarre

| Endorphin Pro 5 : Présentation de la dernière chaussure performance de Saucony

© Emma Bert / MARATHONS.COM

L’équipementier a présenté les quatre modèles de la gamme Endorphin, ainsi que ses dernières sorties, à l’image de la Pro 5, dévoilée en mars dernier. Cette nouvelle version, dont la densité de la mousse a été retravaillée, est dotée d’une nouvelle plaque carbone. Destinée aux distances du semi-marathon et du marathon, cette paire est ainsi plus nerveuse. La largeur du bloc talon, caractéristique des modèles de compétition, lui confère stabilité et performance.

L’occasion de revenir sur la récente sortie de la daily trainer Endorphin Azura. Celle-ci intègre également la même mousse que certaines paires compétitions à plaque, mais sans carbone. De quoi la rendre beaucoup plus accessible et tolérante, d’après les représentants de l’enseigne. Première porte d’entrée vers la compétition, ce modèle dynamique se distingue par sa grande polyvalence. Proposée au prix de 160 €, elle se positionne à un niveau comparable à celui des chaussures orientées confort.

Sans oublier l’Endorphin Elite 2 de la gamme, modèle phare, qui possède une plaque carbone inspirée de celle de la Pro 5. Mousse, plaque, géométrie agressive : le groupe a optimisé ces trois éléments clés afin de maximiser la performance à haute vitesse. Révélée il y a un an, l’évolution majeure réside dans l’utilisation d’une mousse en PEBA, reconnue pour sa légèreté et son excellent retour d’énergie.

Selon Saucony, cette formulation atteindrait jusqu’à 97 % de restitution d’énergie, l’un des niveaux les plus élevés du marché. « Seulement quatre ou cinq paires sur l’ensemble des marques utilisent cette mousse assez rare », éclaire un technicien Saucony. Sa durabilité demeure toutefois plus limitée, même si elle permet, selon l’équipementier, une amélioration de l’économie de course et une efficience accrue.

La plus ancienne marque de running issue de l’athlétisme s’est ainsi associée à la jeune entreprise française Pyrene, autour d’une vision commune : démocratiser l’accès aux innovations et améliorer les performances des coureurs, de l’élite aux amateurs.

Découvrez le site officiel de Pyrene


Emma BERT
Journaliste

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